Samedi, Viradouro.
Mais avant ça, on a rendez-vous à 15h avec céline à Arranco, école hébergeant Tamborim Sensação. Pour s'y rendre, on prend le train. Cette année, personne ne se fait couper en 2 par les portes qui s'ouvrent et se ferment 20 fois avant de partir.. Toutes les 3 secondes, un mec propose des glace, des boissons, des pochettes range-CD, etc.... Les glacières sont en fait des sacs de sports remplis de papiers journaux.
Céline joue de la marcation segunda cette année. Elle s´entraine toujours au tamborim, mais n´apprend aucun enredo. On arrive à 16h, le cours de tamborim est terminé. Mais on s´en fout pasque Sinesio, Ricardinho et Luiz sont là. Sinesio me dit "ça fait plaisir de te revoir", j'en ai les larmes aux yeux.
J'essaye de parler, de leur dire que mes compatriotes de l'année dernière pensent à eux et leur passent le bonjour. Ils me demandent aussi de vous passer le bonjour. On achète un tamborim, Sinesio prête sa baguette à valérie (elles sont super chères 50 R$ le tamborim, et 25 R$ la baguette !!), je prends un répique et hop, c´est parti. Le premier répique (lors de cette répet tout du moins) n´a pas 13 ans. il connait tous les breaks et maitrise parfaitement les différents appels. mon ego en prends un coup. Luiz dirige les tamborins mais ne connait pas les breaks. ça chambre, ça rigole, c'est cool.
Après le cours, on essaie de discuter un peu. Sinesio nous invite au churrasco samedi prochain, on lui dit qu'on ne manquerait ça pour rien au monde. nan, on a juste dit "ok". Puis on rentre et on mange vite-fait. Ce soir, c´est le grand soir. Chez Carlos, je m´aperçois que mon MD refuse d'enregistrer. non pas ce soir svp mon dieu aidez-moi.... je crois qu'il ne m'a pas entendu.. j'ai les boules.
Comment décrire Viradouro de façon objective... j´ai bien un "WAAAAAAAAHOUUUUUUUUU !!!!!!!!! TROOOOOOOP MORTEEEEEEEEEEEEELLLLLLLLLLLLLLLL", ahem... je peux aussi dire que Valérie a pris sa 2ème claque... ou sa première vraie claque. Faut dire que j´ai aussi pris la mienne.
nan, bon. pour décrire la bateria de Viradouro, c´est très simple en fait : ça joue vite, ça joue puissant, et ça joue carré. et quand je dit carré, c´est carré de chez carré. Y´a pas un poil de cul de tamborim qui dépasse. les arrêts sont nets et précis, ainsi que toutes les phrases y compris au surdo (va faire des triolets au surdo pendant 4 mesures à 280 bpm !!)
C´est une soirée qui se déroule comme un concert. On rentre dans la quadra, je commence a avoir des frissons. Je me rappelle la claque de l´année dernière. Le pagode en guise de première partie est presque fini . Les ritmistes se mettent en place petit à petit. ça commence a les démanger, ils tapent sur les fûts, sur des tonneaux, sur des pianos... Le pagode se termine, Mestre Ciça monte sur son estrade, le répique envoie la sauce, quelques appels sympas mais pas extraordinaires. Il termine son appel, et la bateria démarre. Rien que d´y repenser, j´ai les poils hérissés, comme ce jour-là. Ils font tous les breaks et phrases tamborim qui les a rendus si célèbres en france. On est pas peu fier de tous les connaitre et de les mimer sur la barrière qui nous sépare de la batterie. J´ai toujours les poils hérissés, Valérie me regarde avec des yeux du genre "j´y crois pas, c´est pas possible...."... et si ma chérie, c´est du haut niveau-là. Puis ils chantent l´enredo de 1997 (ils ont gagnés le carnaval cette année-là semble-t-il). Ils enchaînent sur l´enredo de l´année dernière, là encore je m´en donne à coeur joie et je chante à tutête "brasiouuuuuuuuuuuuu terra de encantos miouuuuuuuu". Ils le font tourner 1 seule fois, je suis un peu déçu. Ils enquillent ensuite sur l´enredo de cette année. Je remarque que la sono est toujours pourrave et que le chanteur a surement changé, mais je suis pas sûr. Des breaks simples, des breaks compliqués, y´a un peu de tout. Contrairement à la chauffe, c´est pas hyper-carré, mais ça reste du Viradouro. Mon MD a merdé dans l´après-midi, donc j´ai pas d´enregistrement. J´essaye de pas y penser et d´en profiter un maximum "ao vivo". Après ça, Mestre Ciça se casse et laisse la place à d´autres. Ils jouent des enredos d´autres écoles dont le Beija-Flor 2004. Les ritmistes s´en vont, reviennent, c´est un peu n´importe quoi.
On a passés une super soirée, on rentre, dodo, il est encore 4 heures du mat'.
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dans un faillis bouiboui fort sympathique. Le pagode de Tia Doca est composé d´un pandeiro, 1 cuica (la star locale), 1 cavac, 1 banjo, 1 guitare, 1 chanteur, 1 tan-tan, 1 surdo et 1 caixa / répique / répique de annal. Carlos va voir le chanteur et celui-ci annonce un peu plus tard "spécial dédicace à nos amis français venus spécialement pour nous". On rencontre un couple qui veut ab-so-lu-ment nous parler.
es phrases mortels. Carlos nous présente au diretor des tamborins alors qu´il est en train d´expliquer un truc. Le gars fait à peine 2m20 de haut (vous vous rappelez le diretor de Tijuca ? le même) contrairement à la diretor(a?) des chocalhos qui ne fait que 50 cm (plus petite qu´Audrey !!!)
ensuite, Céline appelle chez Carlos, "caïpi ? ok".
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