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Samedi 23 décembre 2006

Répèt' de rue. Ce soir, on a le choix entre un show à la Cidade do Samba, une répèt de rue de Tijuca, une répèt à la quadra de Estácio de Sá, et plus tard Baija-Flor dans leur quadra também.

Évidemment, on choisit la répèt de rue. En attendant, je vais chez Artcelsior avec Carlos, pendant que Valérie se promène et fait les magasins genre Mundo Verde, Lavomatic, des trucs comme ça.... Le patron de chez Artcelsior me fait visiter l'arrière boutique, mais seulement l'entrepot ou se trouvent des colonnes de surdos 48", des colonnes de répiques, caixas et autres tarol (tarois au pluriel ?)

Il me dit que les tarols sont essentiellement utilisées par Salgueiro, c'est un peu leur marque de fabrique. On discute un peu, je donne la liste des courses, normalement y'a à peu près tout sauf 1 ou 2 trucs. En partant, Carlos me dit "il va pleuvoir". Pas manqué, à peine 5 minutes plus tard, c'est le déluge. Il est 17h.

Avant la répèt' de rue, on a rendez-vous au Planalto pour rejoindre Céline, Inês, Lydie et Amandine (que des filles, je vous dit pas l'état d'excitation du Carlos) pour aller ensemble à la répèt de rue... oui mais voilà, il est 20h, et il pleut toujours.

Un peu dégoutés, on demande à Carlos si on ferait pas mieux d'aller à la Cidade do Samba. ça va pas le faire, c'est déjà commencé. Alors Beija-Flor ? c'est loin. Les 2 bordelaises optent pour Estácio de Sá. On hésite... Même si ça nous ferais très plaisir d'y retourner et de revoir notre pote Danielo, on reste au Planalto pour discuter avec Inês et Céline. On parle de tout, de rien, de la caricature des cariocas, des français. On passe une bonne soirée. Les bordelaises reviennent, elles nous racontent, et en fait, elles ont passées exactement la même soirée que nous l'autre jour. On a le bonjour de Danielo, il faudra le revoir, il a perdu notre adresse mail.

Il pleut toujours, on va rentre, il est pas si tard que ça, mais demain on a une grosse journée (mais on ne le sait pas encore)

Par valipapa & charly - Publié dans : surdorei 2006
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Jeudi 21 décembre 2006

Mercredi, Carlos doit aller chercher 2 françaises à l'aéroport. Elles viennent de Bordeaux et jouent chez Macunaïma. Pendant ce temps-là on décide de prendre le métro tous seuls comme des grands et d'aller en ville voir les magasins. On est pas très bien remis de la veille, courbatures et mal au crâne mais bon. On trouve Casa Oliveira tant bien que mal. On fait quelques courses, des trucs légers comme 4 ou 5 surdos 24"... nan je déconne, juste des agogos, des tamborins, et une housse de caixa pour le transport, 25 000 baguettes et 2 ou 3 autres trucs. Ensuite on fait 2 autres magasins de musique dans le coin, mais ils ne sont pas spécialisés percussions.

On revient chez Carlos, les françaises sont là, bien crevées comme il faut (faut dire qu'elles se sont tapées 20h d'avion), et surprise, on se connait en fait. Enfin de vue. C'est Lydie et Amandine, j'imagine que certains d'entre vous connaissent (chez les anciens-anciens).

Elles rentrent se reposer, nous on décide d'aller tester un lanchonette pas loin. On voit au menu "cheese-tudo", obligé faut l'tenter... y'a moins d'ingrédients que dans le X-tudo (chich-tudo) mais c'est bon aussi, c'est gras aussi. Il fait chaud alors pour accompagner on se prend une glace "açai" et un (vrai) jus d'oranges (pas d'espagne). Le açai c'est pas mauvais, ça ressemble un peu au cassis, c'est frais, et apparemment, tout le monde aime ça, c'est dingue le nombre de personnes qui en ont acheté le temps qu'on mangeait.

Après mangé, on décide de revenir chez Carlos en faisant un petit tour.... on se perd.... mon sens de l'orientation m'a encore joué des tours. Finalement, on retrouve notre chemin exactement là ou je pensais..... sauf qu'entre temps, on a fait 10 bornes à pieds.

On va se coucher, demain on va à la banque tôt pour retirer les soussous que ma mamão m'a envoyé.

Par valipapa & charly - Publié dans : surdorei 2006
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Mercredi 20 décembre 2006

Aujourd'hui (mardi) on avait prévu un petite balade dans la forêt de Tijuca avec Céline. Finalement après discution avec Christophe, on décide de faire l'ascension du morro da gávea. C'est une petite montagnette de 200m (plus haut que le corcovado il parait) d'altitude qui a la particularité d'être surmontée d'une énorme pierre. Quant on la regarde d'en bas, la pierre ressemble a une dent et la montagne à la gencive. Christophe nous dit que l'ascension se passe très bien, que vers la fin du parcours, faudrait mettre un peu les mains pour s'aider mais c'est tout.... ok pas de problème.

On commence, tout se passe bien, on se croirait dans la forêt amazonienne. Ambiance dépaysement total. ça grimpe sec, mais c'est vraiment agréable. Quelques passage un peu tendus, une minie cascade pour se rafraîchir, vraiment ça le fait.

Arrivés presqu'en haut, la forêt disparait, on est en plein cagnar, il est midi au soleil. C'est là que ça se complique. Pour ce passage là, il faut s'aider de ses mains précise Christophe. En fait, il ne faut pas juste "s'aider de ses mains" pour continuer, il faut escalader la roche, sachant que dessous, c'est (quasiment) du vide. On est pas très rassurés quand même. Valérie ne tentera pas, Céline essaie mais arrivée presqu'en haut du passage abandonne et revient. Du coup, je décide de suivre Christophe qui lui est déjà en haut du passage, prêt à poursuivre le chemin. J'arrive au même point que Céline. Je sens que mes forces me quittent. Tant pis... D'ici on a déjà une très belle vue sur Rio sud.

On redescend, on discute de la ballade, on dit "c'est dommage qu'il n'y avait pas de "vrai" cascade". Tu veux voir une cascade ? fallait le dire !!

 

En revenant, il nous emmène vite fait à l'aurée de la forêt de Tijuca. Et là, surprise, une cascade gigantesque est là, juste devant nous. Elle est énorme, mais inaccessible. On regarde juste.

C'est beau ! allez, on s'casse.

Pour remercier Christophe qui est vraiment adorable depuis le début, on lui paye quelques caïpis. Il a très soif, on rentre vers 1heure.

Par valipapa & charly - Publié dans : surdorei 2006
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Mercredi 20 décembre 2006

Hé oui, lundi, rien. ou presque rien. On se lève quand même super-tôt pour aller à Carrefour. Oui je sais, on a honte. Christophe-le-pote-à-Carlos arrive vers midi. Il ne sait pas encore qu'il doit nous emmener. Carlos lui donne les directions à prendre, mais seulement quand c'est trop tard.... Il ne changera donc jamais.

On passe une bonne partie de l'après-midi à Carrefour, puis on revient, on bulle un peu. Inês appelle et me dit que c'est la dernière répèt des mirins (gamins) de Mangueira aujourd'hui. Du moins normalement, il faut qu'elle demande confirmation à Cici. C'est vrai que j'aimerais bien revoir Wallace et ses potes mais on avait dit pause aujourd'hui. Finalement, Inês rappelle et en gros c'est trop tard.

Tant pis. Jeudi, y'a une répèt de rue de Tijuca. Wallace est fan, je l'y avait vu l'année dernière. Peut-être on se croisera.

Christophe nous avait parlé d'un bon petit resto à Flamengo (quartier ou habite Carlos... et nous aussi du coup). Alors qu'est-ce qu'on fait ? ben on va le tester. Au menu Picanha ("picagnia"). C'est marqué pour 2 ou 3 personnes. On a très faim. En fait, c'est un mini barbeuc personnel dans le resto. Le serveur apporte le mini barbeuc, un plateau de viande, et les petits accompagnements : frites, riz, farofa (farine de manioc) et petite sauce aux légumes. ça est frugale !! En guise de graisse, la viande est recouverte de beurre à l'ail... et c'est trop bon. Finalement, on moins faim qu'on pensait, alors on touche pas trop aux accompagnements, mais on ne laisse aucune trace de la viande. On s'en farluche les babines..

mhmmmmmmmmmm...................

Par valipapa & charly - Publié dans : surdorei 2006
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Mardi 19 décembre 2006

Aujourd'hui, Carlos nous présente un pote à lui, français et sa copine brésilienne. Il enseigne pas très loin dans un lycée français depuis 4 ans (bon plan). Il a une voiture, et nous emmène sur une plage très loin (toujours dans Rio, mais à 2 heures de route). Sur le chemin, on voit un Carrefour, un Leroy Merlin et un Prezunic. On traverse des favelas, des quartiers très riches, puis un parc naturel ou se trouve la plage.

Il fait beau, il fait chaud, le sable est blanc, l'eau est super bonne et transparente, y'a du courant mais ça va. On a du mal à trouver un internetch avec prises usb, donc on peut pas trop mettre de photos. Bientôt, c'est promis. Au bout de la plage, il y a une zone pour nudiste. Sur le bord de la route, des jeunes s'arrêtent pour regarder "le paysage".

On se baigne quelques heures. Christophe (le pote à Carlos) annonce "il est 5 heures et d'mi". C'est à ce moment que Carlos lui apprend qu'on doit être à 19h au sambodrome pour les répétitions générales. Vu le traffic, ça va pas être possible. J'y crois pas. Le pote est plutôt sympas. Il voit que ça va nous gâcher la journée (pour rester poli) si on loupe le défilé à Sapucaí (nom de la rue du Sambodrome), alors il se speed un peu. ça nous embête, mais ça nous arrange. On passe à côté du sambodrome, ça joue déjà.... mais non, Carlos demande à Cristophe de continuer jusqu'à la maison pour manger. Je m'énerve un peu, et on arrive finalement à descendre. On remercie Christophe pour sa gentillesse, et on trace.

Comme on est pas rentré chez carlos, on a faim, on a nos affaires de plage, et surtout, j'ai pas mon MD (qui remarche). Je tire une tronche de 3 km de long toute le reste de la journée. On a manqué la chauffe de la bateria de Grande Rio. J'assassine Carlos du regard, mais je lui paye quand même une bière. Grande Rio défile, ça le fait. Ils sont très nombreux, toutes les alas (ailes de danseurs) sont représentées. Pas de bol, on a une rangée de groupies juste derrière nous qui sont hystériques et nous crient dans les oreilles...

Beija-Flor entre. En guise de chauffe, ils jouent vite fait un hymne et un ancien enredo. On reconnait le break "colibris" avec les questions-réponses surdos-tamborins. Eux aussi sont très nombreux. Des bus marquent les emplacement des chars allégoriques. Musicalement, quelque chose nous titille les oreilles. On cherche, on cherche, et enfin on les voit. Dans la bateria, il y a 6 frigideiras. C'est une petite poêle à frire en métal qui se joue avec une baguette en fer. Ils ne jouent pas les breaks (ou peu) et ne font que la virade.

J'en veux toujours à Carlos. Alors pour se détendre, on va au planalto se boire quelques caïpis. Chacun y va de sa légende sur le samba. Dans l´ordre chronologique inverse, ça donne ça.

L'ajout de silences dans les breaks : un jour, dans un bateria, ça joue, ça groove, le mestre annonce un break, la bateria commence le break puis le répique est censé faire de questions-réponses. A ce moment là il casse sa baguette. L'histoire raconte que la bateria a attendue que le répique retrouve une baguette pour continuer le break. Depuis ce jour, ce break est toujours joué comme ça. Début du break, silence, fin du break.

L'invention du break. Le mérite reviendrait à Grande Rio. Un jour de mauvais temps ou il pleuvait à verse, Grande Rio défile dans la rue. C'est l'âge d'or du samba pour howard puisque s'il n'y avait pas de break, il n'y avait que du groove, du groove et du swing ;-). Bref. Donc, Grande Rio défile sous la pluie. A un moment, le mestre tombe sur la chaussée rendue glissante par la pluie. Le mestre était tellement respecté par les ritmistes qu'ils se sont arrêtés d'un coup. C'est le premier break de l'histoire du samba.

Et mon histoire préférée. Carlos la raconte super bien. Il était une fois, dans un bar, un gars avait un peu trop bu de caïpis et commence à devenir agressif. Il provoque le mec à côté et lui dit "je vai te mettre un coup de couteau" ("ti tuco tu", prononcez "tchitoucotou"), l'autre se démonte pas et lui répond "nan, pas de coup de couteau" ("não tuco tu", prononcez "nantoucotou"), le premier répète, l'autre aussi et ainsi de suite de plus en plus vite. Maintenant, essayer de proncer ces 2 phrases (en VO bien sûr) assez vite, et vous obtenez le groove de samba. Pour simplifier, ça ressemble à la virade / chocalho / répique "tchakalikatchak".

On rigole, le planalto ferme, déjà ? il est encore 4 heures du matin.

Par valipapa & charly - Publié dans : surdorei 2006
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