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Dimanche 7 janvier 2007
Lever 4h de mat'
on choppe un taxi, direction la Rodoviaria, puis Mangaratiba ou on prendra un bateau pour aller sur Ilha Grande, île sur laquelle on restera 3 jours. Ilha Grande est une île entièrement classée réserve naturelle. Il n'y a donc pas de voitures (à part la police militaire et le tracteur à Dédé). C'est en même temps une île très touristique.
Sur le trajet, des dauphins viennent faire coucou au bateau... on approche du paradis.
Avant même de débarquer, on peut constater la beauté de l'ile. Une végétation touffue qui tombe jusque dans l'eau, à peine arrêtée par une couche de gros rochers. Ici, le vert est plus vert et l'air pur, est plus pur. Le temps est couvert, mais on se fait une petite marche après avoir trouvé une pousada très sympa (Pousada Oriental, on la conseille à tout le monde, regardez la photo, vue de la terrasse de la chambre). Lors de la petite balade, on voit des petits singes à quelques mètres sur un arbre. D'après un local, ce sont des Mauro (il a prononcé "ma-o-rou" alors je suis pas sûr de l'orthographe). On longe la côte, et on tombe sur une plage de sable noir très fin. Le spectacle est d'une beauté rare. On regarde droit devant nous, et il n'y a ni bateau, ni même un mât, ni saleté dans l'eau et pas âme qui vive. On se croirait seuls au monde si le sentier n'était pas tout tracé.
On remonte un peu, quelques ruines disséminées parmis la végétation dense, le silence, des arbres très variés et très exotiques, des fourmis et des araignées géantes, pas de doute, ce n'est pas l'ile d'Oléron.... rien à voir.
Par valipapa & charly - Publié dans : surdorei 2006
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Vendredi 5 janvier 2007
Aujourd'hui, c'est vraiment noël.
Comme tout est fermé, on décide de se faire une petite balade à Santa-Téréza. Un sorte de MontMartre carioca. On  se rend au pied du siège de la PetroBras (compagnie pétrolière) et d'une cathédrale célèbre (sur la photo c'est la cathédrale, pas la pétrobras) pour prendre le "bonde" (prononcez bondji), petit tramway à l'ancienne qui monte en haut de la colline, avec son bouquet d'églantine. Il est resté identique au Rio des années 30. D'ailleurs, on peut le voir dans certains films ou documentaires. Le principe aussi est resté le même. Si on prend une place assise, on paie, si on est accroché dehors, c'est gratuit. Bon, nous, on part de la station, donc là, c'est payant pour tout le monde. Mais au cours de notre périple vers les hauteurs de Santa-Téréza, on voit des jeunes, des vieux, qui prennent le train en marche, s'accrocher, et sauter quand ils sont à destination. Une fois en haut, on admire la vue, on aperçoit le sambodrome.
Tout est calme. Pas de klaxon, pas de bruit de voiture, juste le chant des oiseaux... et des coups de feu. ho rien de grave, c'est surement un gamin qui s'entraine, ça ressemble pas à une rixe. Faut dire que Santa-Téréza se trouve entre 4 favelas.
On boit un coup, et Carlos appelle un pote à lui. Il est là et nous offre l'apéro. Le gars est français (encore un !!), et vit à Rio depuis 4 ans. Il ressemble comme 2 gouttes d'eau à Kevin, un pote de Cognac. Il cherche sur les marchés des montres anciennes qu'il vend ensuite sur e-bay en france et dans le monde entier. Hyper sympa, on discute pas mal, surtout de la vie carioca. Valérie parle un peu boulot avec lui, ça lui fait tout  drôle (à Valérie).
On redescend à pied en empruntant des escaliers décorés avec des céramiques de toutes les couleurs et de tous les pays.
Par valipapa & charly - Publié dans : surdorei 2006
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Vendredi 5 janvier 2007
Ce soir c'est noël.
On a refait le coup de l'amigo oculto. Les magasins ferment à 13h, faut que je me magne pour acheter un cadeau à Carlos. Je trouve vite-fait un T-shirt et un pantalon. L'autre jour, il avait dit bien fort à qui veut l'entendre que c'est ce qu'il voulait comme cadeaux... ok.

Cette après-midi, rien de spécial, il pleuviote, valérie fait une charlotte pour le dessert (au cas ou on a encore faim après les 40 000 plats), et Carlos nous prépare une petite caïpi.
Pas manqué, quand tous les plats sont sur la table, il n'y a plus de place pour mettre les couverts. Pour faire plaisir à Valérie, tout le monde goûte quand même sa charlotte. Et ma foi, même si c'est une sorte de feita au lieu de fromage blanc, elle est super bonne.
Ensuite on ouvre les cadeaux, j'ai droit à un T-shirt rouge, valérie à un colier. Elle offre à Isis (la fille de Carlos) un débardeur super mignon et j'offre le pantalon à Carlos. Le problème, c'est que Carlos fait bien une Taille GG, mais il fait 1m20 de haut. Pas grave, Francinetch lui coupera ce qui est en trop, çà lui fera des chaussettes montantes pour cet hiver.
Le petite a ouvert ses cadeaux la veille, on peut aller se coucher.
Par valipapa & charly - Publié dans : surdorei 2006
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Mardi 2 janvier 2007

Comme expliqué l'année dernière, le churasco est une sorte de barbeuc à la brésilienne hyper salé. Tamborim Sensação étant hébergé dans l'école Arranco cette année, c'est là-bas que nous nous rendons.

On arrive avec 1 heure de retard, mais ici, à Rio, on a encore 1 heure d'avance en fait. Il n'y a quasiment personne. On en profite pour "visiter" la quadra. Les costumes du prochain défilé sont exposés. Puis Sinesio lance le barbeuc pendant que Carlos s'attaque à la caïpi. On discute avec un mec qui bosse chez Michelin à côté de Rio, et qui va venir faire un stage à Clermont-Ferrand en février. On le prévient qu'ici il faut 3 pull et 2 polairs pour survivre. Pendant ce temps-là, un gamin d'une dizaine d'année apprend à Luiz les arrangements de tamborins de son école. Si on se fie à son T-Shirt, il s'agit de Portela, école du groupe especial.

Plus tard, on joue un petit peu vite fait, Claudinho joue du chocalho avec son neveu de 4 ans. Quand je dit "avec", c'est parce que c'est le neveu qui sert de chocalho !!

Avant de partir, on va voir sinesio qui nous dit qu'on sera toujours les bienvenus, et que "a casa do tamborim sensação é sua casa", je fais mine d'avoir un truc dans l'oeil, et lui dit merci pour tout, que je passerai le bonjour de sa part à La Rochelle (le brésilien ne transmet pas de "bonjour" en fait, mais des "beijos e abraços", littéralement, "il donne des baisers" et "il prend dans ses bras").

Ce soir, c'est le show Mangueira.
Une quadra gigantesque portée par des colonnes sculptées avec des hiéroglyphes (??)
L'école des mirins (enfants) qui s'appelle Mangueira da amanhã (Mangueira de demain) ouvre le bal. En fait, seul le puxador fait parti de Mangueira da amanhã puisque la batterie est composée d'adultes. En tout cas, le puxador, même s'il n'a que 14 ou 15 ans n'a rien à envier à son homologue adulte. Ensuite, viennent les différents hymnes de mangueira, puis l'enredo de cette année. On aime ou on aime pas. Amandine fan de mangueira a adoré. Personnellement j'ai trouvé les surdos 1 un peu trop "lourds" (puisqu'il n'y a pas de 2). C'est pas pour rien que la batterie s'appelle "Surdo Um".
Cette année, Mangueira, qui a la réputation d être une école très à cheval sur les traditions, va opérer des changements. Et pas des petits changements. Tout d abord, ce qui nous frappe, c est la présence de femmes dans la batterie. Ensuite, le puxador nous présente la nouvelle reine de batterie, qui vient de Porto da Pedra. Ce sera la première personne à défiler pour Mangueira, sans faire partie de la communauté.
En tout cas, c'était un show énorme à la mangueira. Avant le spectacle, Carlos nous présente au président, et on en profite pour aller visiter les différentes salles de trophés et d'histoire. On signe le livre d'Or juste en dessous de "Jacquouille la fripouille" et de "Zezette épouse X" (véridique !!). Pedro n'est pas là pour faire une démo des instruments aux brésiliens ignares... mais y'en a pas beaucoup ce soir.
Par valipapa & charly - Publié dans : surdorei 2006
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Samedi 23 décembre 2006

Accompagnés des bordelaises, on décide de se ballader en ville pour faire quelques courses genre cadeaux, CD, souvenirs..... après le 12 758ème magasin de CD, le 14 827ème magasin de plumes et les 72 432 km parcourus, on dit à Carlos que c'est bon là, on va se reposer un peu avant d'aller au Sambodrome.

Ce soir, c'est l'ensaio tecnico de Salgueiro. La "furiosa bateria".

Ca joue plutôt bien. Le mestre n'arrête pas, il cours dans tous les sens, regarde partout à la fois. En fait, il y a un car de touristes sur l'avenue, il prends donc le temps de se faire prendre en photo, mais on voit qu'il a autre chose à faire.... comme diriger une batterie par exemple. Les breaks sont sympas, mais pas hyper calés, certains départs sont un peu flou. Enfin je dit ça mais c'était vraiment minime et on peu quand même dire que ça joue super bien. Avec Valérie, on s'arrête à côté de la batterie et on l'accompagne au fur et à mesure qu'elle avance au lieu de suivre Carlos et d'être statique à 1 seul endroit.

On a beau la suivre, y'a quand même un moment ou on peu plus la voir. On décide de changer de secteur pour être en hauteur et surplomber le défilé. La batterie se range dans son box, et les chanteurs commence l'hymne de Salgeiro. Il faut le voir. C'est énorme. Les gradins sont pleins à craquer et tout le monde sans exception (enfin si à l'exception des français) chante l'hymne. Un autre enredo est chanté mais je ne sais pas lequel. Puis commence celui de cette année. Les chorées sont sympas, j'espère qu'on arrivera à se souvenirs de tout. Une nana à côté danse le pas de samba (samba do pé) en boulant tout le monde autour d'elle. A chaque fois qu'une "aile"de danseurs passe, elle m'explique qu'il y a une personne de sa famille. En tout il y a son frère danseur, son fils joue du tarol justement dans la batterie, et son maris je sais plus.

Effectivement, ya une bonne concentration de tarol dans la batterie, mais je n'arrive pas à discerner la différence du son entre un tarol et une caixa.

Salgueiro est moins riche que les écoles qu'on a vu l'autre jour. Il n'y a pas de bus pour simuler les chars, les porta-bandeira sont costumées, mais c'est pas le costume officiel du féfilé. Mais on peut dire que ça l'a fait quand même, j'ai eu la chair de poule pendant tout ce temps-là.

Après ça, on va au centro do nordeste puis un petit tour à Tuiuti pour revoir Danielo. On prends le bus ? nan pas la peine, je suis sur mon nuage moi ça va.

Le mestre de Tuiuti nous demande encore si on veux jouer, je suis le seul à répondre oui pourquoi pas. Encore une fois il nous annonce au public. Une dizaine d'enredo défile, je suis même pas sûr d'avoir reconnu celui qu'ils joueront pour le carnaval. J'en reconnait 1 ou 2, pas plus. Y'a pas grand monde en fait. Autant de percusionnistes qu'à Surdo'Rei. Mais ça le fait quand même. Au bout d'un moment, on s'apprête à partir, le mestre nous cours après pour nous demander de ne pas partir, puis il nous place en arc de cercle avec d'autre personne, tout ça pour nous montrer le show de leur 2 couple de porta-bandeira / mestre sala. Il sont pas peu fiers d'avoir une porta-bandeira qui vient de Porto da Pedra (école du groupe especial). Il y a une espèce de rituel ou le public doit embrasser le drapeau de l'école. On s'y plie bien évidement, on attend la fin, et on rentre, H.S. 

Par valipapa & charly - Publié dans : surdorei 2006
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